Les problèmes récurrents rencontrés dans la préparation,l'organisation, la mise en oeuvre et l'évaluation des Campagnes de vaccination avaient conduit la Direction de l'Elevage à organiser en Octobre 2002, un Atelier de réflexion regroupant les Services Véterinaires( Direl et Irsv), le représentant des vétérinaires privés de chaque région, l'Instiut Sénégalais de Recherches Agricoles(Isra, les Organisations des Professionnels de l'Elevage,l'Ordre des Docteurs Vétérinaires du Sénégal et les Syndicats et Associations de techniciens de l'Elevage.
L'une des recommanations fortes de ces assises était la pérennisation de cette rencontre,afin de mieux organiser les Campagnes de vaccination en levant progressivement les différentes contraintes.
Aussi, en respect à cet engagement, des ateliers ont depuis été régulièrement tenus pour faire le bilan de la campagne écoulée et définir les modalités pratiques d'organisation et de mise en oeuvre de la prochaine.
C'est justement dans cette dynamique que s'inscrit le présent atelier de Saly qui regroupe toutes les catégories d'acteurs impliqués dans la mise en oeuvre de la politique de vaccination du cheptel national, soit 150 participants issus de 17 structures.
"Aprés quatre décennies de vaccination de masse du bétail, les résultats satisfaisants obtenus ont été l'éradication de la peste bovine en 2005,et l'absence de la péripneumonie contagieuse bovine depuis 1977.
Cependant,la menace permanente des maladies émergentes et ré-émergentes , notamment la peste équine, la dermatose nodulaire contagieuse bovine et la fièvre aphteuse, mais également des maladies enzootiques telles que la peste des petits ruminants et la maladie de Newcastle, montre qu'il y a encore beaucoup d'efforts à déployer pour la protection sanitaire de notre cheptel" a rappelé le Ministre de l'Elevage, Aminata Mbengue Ndiaye en ouvrant les travaux de cet atelier de Saly. Qui pense que la stratégie d'intervention pour à terme mettre notre cheptel à l'abri des maladies qui le menacent doit reposer sur trois pilliers essentiels dont la production et le stockage de vaccins suffisants pour les besoins du pays. C'est pour ces raisons, dira t-elle que le Programme national de vaccination du Cheptel a été élaboré est soumis à la Coopération Indienne."La mise en oeuvre d'un tel programme qui couvre qui vise 80% des effectifs pour chaque est le seul moyen pour sécuriser durablement la santé du cheptel et partant, préserver la santé publique et contribuer efficacement à la lutte contre la pauvreté", a estimé le Ministre de l'Elevage.
A noter que le coût global dudit programme est de 27.742.766.200 F CFA. Cependant, au titre du Programme de Renforcement de la Protection zoosanitaire 2013,un montant de 1 milliard de Francs Cfa a été sollicité, soit une hausse de 153 millions de Francs en valeur absolue et 18% en valeur relative, par rapport à 2012.
Par ailleurs, la Commission de l'Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine(Uemoa) a apporté son concours dans le cadre de la convention d'appui pour l'organisation des campagnes nationales de vaccination contre la maladie de Newcastle, pour un montant de 87.500.000 Frs Cfa. Pour la campagne nationale de vaccination 2012,le ùarché relatif à l'acquisition de vaccins avec l'Isra est en cours pour un montant de 100.250.000 Frs.
Il faut souligner que les maladies ciblées par le Programme national du cheptel sont au nombre de 12. IL s'agit de la dermatose nodulaire contagieuse bovine, la peste équine, la fièvre a phteuse, la peste des petits ruminants, la fièvre de la vallée du Rift, la maladie de Newcastle, la septicémie hémorragique, la pasteurellose des petits ruminants, la pasteurellose porcine, la fièvre charbonneuse, le charbon symptomatique et la rage.
Pape Mbar Faye

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