« Je dois dire que c’est un projet qui n’est pas populaire. Au fait, nous, en tant qu’institution, nous sommes allés en Italie, nous avons vu ce qui se fait sur le terrain en matière de centre d’enfouissement technique, nous avons trouvé que c’est une bonne chose. Seulement, le problème est que la population n’est pas d’accord sur ce projet et l’élu que je suis doit être en phase avec sa population. Je suis avec ma population et quelque soit la démarche de l’autorité administrative, si ma population n’accepte pas le projet, je ne peux pas me permettre d’accepter le projet », a déclaré Ousmane Lô.
« On avait dit que dans chaque région il devait y avoir un centre d’enfouissement technique. Donc, la population s’est demandée pourquoi Dakar ne recevrait pas ces déchets et que nous, nous continuions à en recevoir. Le problème est que tant que dans l’esprit des gens il demeurera la conception comme quoi les déchets de Dakar viendront vers Sindia, la population va rejeter le projet. Il faut que chaque région crée son centre d’enfouissement technique, par conséquent que Sindia reçoive les déchets de la région de Thiès ou du département de Mbour au moins. Si on arrive à un tel schéma, je pense qu’il y a une chance de voir le projet se réaliser, mais à défaut de cela, les populations vont toujours continuer de s’y opposer », a laissé entendre Lô.
Notons que le projet d’érection d’un centre d’enfouissement technique des ordures a vu le jour en 2011 suite à un accord signé entre la communauté des agglomérations de Dakar et de Rufisque, Cadak- Car et le conseil rural de Sindia. Mais depuis l’annonce du projet, c’est une levée de boucliers permanente du côté des populations qui ont à plusieurs fois manifesté leur désaccord sur ce projet jusqu’à même ce que mort s’en soit suivi. Le Ministère de l’Environnement et de la Protection de la Nature, sous le régime ancien avait alors pris la décision de suspendre le projet dont les installations avaient déjà commencé et avaient même fait l’objet d’attaques de la part de personnes supposés appartenir aux manifestants des populations riveraines.. Mais rebelote, les promoteurs du projet, avaient entre-temps « convaincu » les autorités de la faisabilité de sa faisabilité.
Ses détracteurs, notamment le collectif des cadres des deux communautés rurales de Dias et Sindia n’ont eu de cesse de démonter que le projet comportait un danger écologique pour les populations polarisées, arguant que sa réalisation pourrait participer à détruire la nappe phréatique de la zone, avec toutes les conséquences sanitaires que cela engendrerait sur ces mêmes populations.
Avec cette sortie du Président du Conseil Rural de Sindia sur ce projet qui a soulevé si tant de passion, l’heure semble venue pour les autorités de prendre une décision de sagesse pour la sauvegarde des intérêts de toutes les parties et de la paix sociale dans cette zone du pays safy qui s’est retrouvée au devant de la scène médiatique aux différentes étapes de l’avancement de ce projet tant décrié mais qui paradoxalement donne tant les signes de résister à une si forte opposition des populations.
Pape Mbar Faye

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