Source Petitecote.net
Pour rappel, ce projet PPAAO, à vocation régionale, a démarré le 21 Mars 2008. Il a pour objectif de développer et de diffuser des technologies améliorées dans les filières agricoles prioritaires des pays bénéficiaires, que sont le Ghana, le Mali, et le Sénégal. Le Ghana dont les filières prioritaires sont les tubercules, et les racines. Le riz constitue la priorité du Mali. Et le Sénégal a les céréales sèches comme priorité, que sont le maïs, le sorgho, le mil, et le riz. Des cultures vivrières, qui occupent une place déterminante dans l’alimentation quotidienne des populations sénégalaises. « Cette 1ère phase, qui prend fin le 31 décembre 2012, nous a permis, à un niveau satisfaisant, de finaliser la mise au point de ces variétés, de les homologuer, de produire leurs semences de pré-base et de les rendre disponibles au niveau du producteur, donc de favoriser leur adoption, » s’est félicité le Dg de l’Isra Macoumba Diouf qui dirige les travaux. Et ceci est réalisé, selon lui, sur l’ensemble des variétés qui ont été développées, qui n’étaient pas suffisamment connues et utilisées, et qui étaient plus performantes en termes de rendement, dans ce contexte de pauvreté des sols et de pluviométrie variable. Cette première phase a aussi permis d’améliorer les techniques culturales, dans ce contexte aléatoire de pluviométrie, sur le plan du travail des sols, des périodes de semis, mais également de développer des opérations anti-aléatoires, qui permettent d’éviter cette contrainte hydrique, et d’optimiser l’utilisation de l’eau par la culture. En termes de mode de fertilisation raisonnée des sols, c’est-à-dire sur une espace réduite mais plus efficiente sur le comportement de la culture. Cette 1ère phase est menée dans le cadre de l’approche chaine de valeurs, de la production à la table du consommateur, en passant par la transformation.
Pour ce qui est du Sénégal, « le riz pluvial est en phase de grande diffusion. On peut désormais le cultiver sur tous les sols, comme les autres céréales. Nous l’avons adapté à différentes écologies. Ce qui nous a permis de créer les conditions pour démocratiser la riziculture. Ces acquis ont permis de booster la production et d’avoir les conditions pour l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire les années à venir. C’est pourquoi la Banque mondiale, compte tenu de ces résultats, sur la demande du Sénégal, a jugé nécessaire de financer une 2ème phase, à hauteur de 60 millions de dollars, qui portera essentiellement sur l’adoption et la diffusion à grande échelle de ces acquis de la 1ère phase, » a indiqué Macoumba Diouf. A l’en croire ce financement d’une durée de 5 ans cible au moins 700 000 ha, où ces technologies devront être adaptées. Cela va être un élément d’évaluation du projet.
« Donc, l’innovation c’est le transfert de ces technologies et l’accompagnement des producteurs pour leurs utilisation et leurs adoption durant ces 5 ans, » souligne t-il.
PAPE DIEYE
Auteur : MK
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