« Nous sommes venus mettre au service de la population rurale sénégalaise, nos méthodes culturales pour améliorer l’autosuffisance alimentaire, mais aussi pour lutter contre le chômage des jeunes, » a déclaré Mr Paul Mifre directeur de l’enfance et de la jeunesse chargé de mission du maire-sénateur de Soler initiateur du projet. Cette déclaration est faite, ce lundi 2 juillet 2012, lors de la deuxième récolte des néo-agriculteurs, qui coïncide avec la fin de la formation des jeunes de l’association sportive et culturelle « Atlantique », du quartier Zone Sonatel, où se trouve le projet. Cette formation a permis aux jeunes d’acquérir des techniques culturales sur une surface de 1 500 mètres carré. Selon Paul, La pouponnière Mbour, en face des parcelles culturales, est la première à bénéficier gracieusement de ces récoltes. Car, c’est au cours d’une visite du maire-sénateur de Soler à la pouponnière de Mbour, qu’il a proposé l’implantation d’une unité agricole à côté pour subvenir aux besoins alimentaires de la Pouponnière, par une agriculture sous serre
Ce projet répond à la conservation de la biodiversité. « Les spéculations respectent la biodiversité, et participent à rééquilibrer les conditions climatiques de la zone. Par exemple les cocotiers ont ce rôle de régulation du climat, » a laissé entendre Abdourahim Ba technicien agricole de « jardin d’Afrique » chargé de la formation.. En plus, selon lui, le sous serre développe le vecteur biologique. Parce qu’il n’utilise aucun produit chimique. La serre par elle-même conserve le microclimat. A en croire Mr Ba, elle est non seulement économique au niveau du traitement, mais elle permet un rendement beaucoup plus performant. On peut multiplier par 8 la production, suivant les spéculations. Aussi, par la précocité, on gagne plus de temps, par exemple pour une spéculation de 3 mois, on peut gagner 1 mois.
La seconde étape du projet consiste à agrandir les parcelles culturales pour être plus efficient, et augmenter la production. La mairie de Mbour a alors décidé d’augmenter jusqu’à 10 milles mètres carré. A terme, selon eux, la ville de Mbour sera pourvue en fruits et légumes pendant toute l’année, « notamment pendant l’hivernage où nous serons les seuls à fournir des produits locaux tels que les gombos, navets, carottes, betteraves, etc On peut développer les fraises, les noix de coco..., » note Paul Mifre. D’après lui, Cette phase d’extension va voir l’implantation d’un centre de formation agricole qui sera une annexe de « jardins d’Afrique », dénommé « Kaydar 5 ». Ce centre formera les jeunes au bout de 3 ans, avec l’objectif de leur affecter des parcelles développer leur propre business, et être autonomes. « Ce projet sera vulgarisé à l’échelle nationale. Puisqu’il répond à des enjeux, en termes d’autosuffisance alimentaire, » annonce Paul.
« Notre commune a participé par l’attribution de ces terrains, qui étaient inhabitables parce qu’inondés et servaient de dépotoirs sauvages d’ordures, » renseigne Ousmane Sow président commission agriculture élevage de la Mairie de Mbour. Au nom du maire, Mr Sow a remercié les partenaires qui ont permis aux jeunes d’obtenir des opportunités de travail, et d’avoir aussi permis à la ville d’avoir des légumes disponibles pendant l’hivernage.

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