Aucun passant ne peut se mouvoir librement dans ce marché, encore moins un véhicule. Une situation insoutenable, que ne peuvent plus supporter les commerçants. Ils prennent leur destin en main, et dénoncent cet état de fait, qui leur empêchent de voir des clients retenus par les marchands ambulants qui obstruent le passage pour accéder à leur boutique. Et pourtant ce sont eux qui payent les patentes. Ils ont fait face à la presse ce lundi 17 Septembre courant, pour annoncer leur décision de sursoir, à compter de ce jour, au payement des taxes municipales et des patentes.
« L’insalubrité, et l’encombrement que vous avez constaté de vous-même hantent nos sommeils. Les poussepousses obstruent l’accès à nos cantines. Nous ne voyons plus de clients. Cette situation déplorable est insoutenable, » a laissé entendre l’une des portes parole des commerçants, Ndeye Sène déléguée au marché central. A en croire les manifestants, depuis plus de 4 ans, ils négocient avec les autorités municipales et préfectorales, pour changer la donne, mais jusqu’ici que nenni. « Plusieurs réunions ont été tenues avec tous les services concernés, sans effet. Mais, l’attentisme du maire qui fait de le politique politicienne, et les promesses non tenues du préfet, nous ont poussé à passer à la vitesse supérieure. C’est pourquoi, nous avons décidé unanimement de renoncer au payement des taxes et des patentes à partir de ce lundi 17 Août jusqu’à nouvel ordre, » annonce El Hadji Dieng président des délégués de tous les marchés de Mbour. Selon eux, les taxes municipales varient entre 4000 et 5500Frs par cantine. Alors que les patentes sont fixées entre 150 000 frs et 25 000frs. Or les marchands ne payent pas ces taxes ni les impôts.
« Et cette fois-ci nous ne reculerons pas, » assène El Hadji Dieng. avant de renchérir « Le préfet nous avez donné un ultimatum de 10 jours pour régler la situation lors de la dernière rencontre du 2 Août dernier, mais jusqu’ici rien n’est fait, » déplore t-il.
Les commerçants réclament une satisfaction totale pour lever ce mot d’ordre. C’est-à-dire le déguerpissement des marchands qui encombrent les rues du marché et l’assainissement. « Sinon nous maintiendrons ce refus de payer. Et nous sommes prêts à en subir les conséquences. Nous voulons retrouver notre marché des années avant 2 000, où il faisait bon vivre, » rappelle Alassane Seye un autre délégué du marché. « En plus, pour un aussi grand marché qui regorge près de milles cantines, il n’y aucun agent de police, ni agent de sécurité, aucune bouche d’incendie. Nous ne le souhaitons pas en cas d’incendie les sapeurs pompiers ne pourront pas accéder à l’intérieur. Autant d’éléments qui montrent qu’il n’y a guère de sécurité ici, » explique El Hadji Dieng.
Tous les autres marchés de Mbour sont venus apporter leur soutien et solidarité aux commerçants du marché central en mouvement d’humeur.

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