« Nous sommes convaincus aujourd’hui que La finance islamique est la solution pour sortir les populations de la pauvreté, car n’appliquant pas des taux d’intérêt,» a martelé Mr Amadou Coulibaly Directeur du Groupe Sofi–Sénégal (Solidarité en Finance Islamique au Sénégal), en marge de l’inauguration officielle de la première agence à Mbour, ce samedi au quartier Diamagueune 1. Mr Coulibaly fonde son assertion sur le fait que l’entreprise de finance islamique, basée sur la charia, se fonde sur du commerce sans Ribat et du crédit sans intérêt. Participer à l’amélioration des conditions de vie des populations par le biais de la solidarité, telle est la mission que s’est assignée le Groupe Sofi –Sénégal, selon son directeur. Pour y arriver, la structure a comme principal métier de manager des fonds privés sous forme de société à capitaux participatifs destinés à des activités productives et commerciales ayant une valeur ajoutée sociale, doublée d’un rendement considérable.
« Les crédits sont nombreux, néanmoins la pauvreté s’accroit. Car, Les autres systèmes pensent que c’est en octroyant des crédits sous forme d’argent aux populations qu’on leur permet de s’épanouir. Or, la finance islamique, très différente de la finance classique parce que réelle, a choisi la voie de l’encadrement des populations, pour qu’elles s’en sortent,» a soutenu Mr Coulibaly, qui explique le choix du quartier par le fait que Diamagueune1, est un des quartiers les plus pauvres de la ville. « C’est une manière d’éprouver la finance islamique. Le Groupe Sofi a en son sein un centre d’encadrement, qui nous permet d’accompagner les populations de sorte qu’elles puissent véritablement gérer leurs propres affaires et les développer, » a-t-il expliqué en soulignant que le Groupe Sofi n’est pas une SARL, mais une entreprise de finance, qui détient un registre de commerce et un ninéa. « Je dois préciser qu’une mutuelle ne peut pas faire de la finance islamique. Car d’abord le cadre réglementaire et juridique ne le permet pas. Seules les sociétés et les entreprises commerciales peuvent faire de la finance islamique. Parce que la finance islamique n’est rien d’autre que du commerce à crédit, » précise t-il..
Au cours de cette inauguration, les clés du premier véhicule financé sans intérêt par le Groupe Sofi, ont été remises symboliquement au bénéficiaire. Une manière de montrer concrètement, entre autres réalisations, la solidarité concrète et efficace que nous prônons et promouvons au sein des populations. Cette cérémonie marque l’amorce des résultats de persévérance et de la confiance qui prévalent entre adhérents, » a fait valoir Coulibaly. « Le Groupe Sofi a innové dans le cadre des différents instruments de financement. Nous avons développé d’autres formules différentes des produits utilisés par la finance islamique classique. Par exemple, ce véhicule que nous avons financé, ce n’est pas à travers la Moudaraba, ou la Moucharaka, qui sont des crédits d’investissement, ou bien la Mounahaba est une opération commerciale simple. Mais nous avons utilisé la formule des Tontines que nous avons modernisées, pour pouvoir accomplir de nombreuses activités. Nous avons innové dans la manière de faire, » se félicite Mr Coulibaly. Au groupe Sofi, selon le directeur, la carte de membre suffit pour faire toutes les opérations qui existent et bénéficier du crédit.

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