« L’Afrique se trouve dans un contexte pour lequel, il est important de se pencher sur les discriminations et tous les actes susceptibles de conduire à de l’extrémisme, » a déclaré Mme Pauline Bend directrice des programmes à l'IPAO. Et Mme Fatou Diagne Senghor, directeur régional d'Article 19, d’expliquer que dans le cadre de ce symposium « L’Afrique est en train de travailler pour avoir une feuille de route pouvant permettre au rapporteur spécial des nations unies sur les droits de l’homme de disposer de la position commune du continent par rapport au combat contre l’extrémisme et le discours de la haine. ».
Depuis quelques temps, selon Mme Senghor, la question du discours de la haine agite presque tous les pays, avec les conflits que cela engendre. A l’en croire cette rencontre a été planifiée depuis l’année dernière. Dans le cadre d’une réflexion internationale, où les différents rapporteurs au niveau des Nations unies et au niveau africain essaient de propulser le débat, de l’approfondir, mais de le dépassionner.
‘ « A chaque fois qu’il y a un évènement particulier, tout le monde s’agite. Il est bien que ces experts puissent travailler avec les Etats, la société civile et les médias, pour préparer des cadres juridiques clairs pour permettre aux uns et aux autres de connaître les contours du droit, pour éviter les abus, » soutient Fatou Diagne Senghor. Pour elle, ce symposium n’est pas une réunion de circonstance. Il s’agit, selon elle, d’une réunion prospective, qui a pour but de permettre aux mécanismes internationaux et aux Etats de connaître davantage leurs obligations,et comment ils peuvent contourner la haine, et combattre l’extrémisme, tout en respectant les libertés fondamentales.
Le représentant de l’Unesco a axé sa contribution sur la culture de la paix pour combattre la haine« Nous sommes entrain de mettre en place une stratégie pour toute l’Afrique, sur une initiative de la directrice générale de l’Unesco. Car, il y a trop de conflits en Afrique notamment en Afrique de L’Ouest, » a souligné Mr Jean Pierre Ilboubo conseiller régional pour la communication et l’information de l’Unesco/Dakar. Pour lui, L’Unesco, qui a en charge la liberté d’expression, veut dérouler son plaidoyer en passant par l’éducation, le dialogue interculturel, interreligieux, et interethnique. Dans ce combat, Mr Ilboudo croit que les médias occupent une place centrale.
Pape DIEYE

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