Dans ces dara étaient élevés, éduqués, mais également formés les disciples, en enseignement-apprentissage du Coran, des sciences islamiques et annexes, mais aussi en formation dans le cadre de l’agriculture, et de la vie tout simplement, en vue de faire d’eux des croyants modèles. « C’est ce tracé là, qu’a suivi Serigne Saliou durant son Califat. C’est ainsi que le 5ème Khalife général des mourides a fondé 10 daara, avant de mettre en place Khelkom. Chacun de ces dara fait le dixième de Khelkom en termes de superficie,» a souligné le premier Djawrigne des champs de Khekom, qui précise qu’avant Khelkom, chaque dara de Serigne Saliou comptait au moins 2 milles disciples. « Moi-même, je suis l’un des produits de ces dara. J’y ai été formé, de la même façon que j’ai été aussi enseignant dans ces daras. Et mes enfants sont passés par là, » a indiqué Serigne Saliou Abdou Lahad, le superviseur de la moisson des champs de Khelkom. Autrement dit, les travaux champêtres ont focalisé l’attention des gens, mais le plus important dans ces cercles de sagesse et de connaissance, c’est le savoir qui y est dispensé. « Les gens sont émus par la grandeur des travaux champêtres, mais la formation intellectuelle et religieuse est au même titre ou même plus important que les champs, » a soutenu le chef de file désigné des volontaires à la récolte des champs de Khelkom. Selon lui, dans chaque dara, existe trois exégètes, qui forment les 25 formateurs que compte chaque dara, dans tous les domaines de l’exégèse coranique et islamique. Ces derniers sont chargés, à leur tour, de l’enseignement du Coran aux plus jeunes. Selon lui, chaque mois plusieurs élèves présentent leurs premiers Coran écrits. En plus chaque jour on récite 5 fois le Coran dans tous les daras. Les études démarrent à 4 H du matin jusqu’au petit matin. Tous les daras sont dotés d’électricité et d’eau potable. Le marabout a signalé que 80% des effectifs ne font qu’étudier, car ils ne sont pas capables de travailler ou en âge de le faire. Seuls les 20% travaillent pour entretenir le reste du groupe. « La particularité dans ces dara, c’est qu’ils sont autonomes. Ils n’ont pas besoin d’aller mendier pour se nourrir. Tout est en stock en termes de nourriture, jusqu’au ravitaillement du café et du sucre pour le petit déjeuner, » a soutenu Serigne Saliou Abdou Lahad. D’après lui, chaque dara abrite un magasin de 20 m² pour garder la nourriture. Aussi, il existe un Dahira ( Association) de tailleurs, qui est implanté à Touba et à Dakar, qui ne fait que confectionner des boubous pour les pensionnaires des daras. C’est pourquoi, on les voit porter le même modèle d’habits. Les tissus sont commandés par le marabout à l’usine.
Ce modèle de formation a été instauré par Serigne Touba, parmi tant d’autres, qu’il avait inventés. Et Serigne Saliou a choisi celui-ci. C’est ce que poursuit Serigne Cheikh Saliou, d’après Serigne Saliou Ndiouroul.
Pape DIEYE

Commentaires (0)
Lire la charte
Fermer

.gif)

.gif)








0 Commentaires