Il est d’avis qu’avec une bonne politique d’infrastructures sportives et un environnement juridique et fiscal adaptés ainsi que des ressources humaines de qualité, notre pays pourrait dans un horizon de dix ans seulement, atteindre par le sport un taux de croissance économique assez confortable.
« La Banque Mondiale a classé le sport professionnel, en termes de création d’emplois, à la première place mondiale devant l’industrie du pétrole. La Banque Mondiale poursuit toujours dans son rapport pour dire qu’en termes de création de richesses, le sport vient en troisième position derrière l’industrie du pétrole et l’industrie de l’automobile. Donc, il est possible, avec le potentiel que nous avons au Sénégal, de faire de ce secteur là, dans une décennie, une des mamelles de la croissance économique. »
Mais, cette ambition, selon Pape Amar Mbodj, « doit passer par la mise en place d’infrastructures sportives dignes de ce nom capables d’abriter des manifestations sportives de dimension mondiale telles que la Coupe d’Afrique des Nations, les Jeux Africains, les Jeux Olympiques, la Coupe du Monde etc.… et pas mal de rencontres internationales au plan sportif. En circuit auto moto c’est possible, c’est possible en sports nautiques, en lutte aussi. Il n’y a pas mal de disciplines sur lesquelles on peut se baser pour mettre en place ces infrastructures, former les ressources humaines
nécessaires pour accompagner ce projet », soutient le Président de l’Odcav de Mbour.
Toutefois, admet Mbodj, il faut surtout mettre en place un environnement juridique et fiscal capable de faire venir les investisseurs, « parce que le sport sénégalais est confronté à ce problème de cadre juridique qui ne répond à sa déclinaison économique actuelle qui fait actuellement des merveilles dans pas mal de pays aussi bien en Europe, en Amérique du Nord que dans des pays asiatiques ou même en Afrique », lance t-il.
« Dans le sport moderne, on est en entreprise. Il est donc aussi important de choisir les dirigeants des grandes entreprises qu’il est important de choisir un sélectionneur national, un entraîneur d’un club digne de ce nom, parce qu’on est carrément en entreprise. Ce sont les mêmes méthodes utilisées dans les entreprises classiques qui sont appliquées dans le sport aujourd’hui et qui donnent des résultats satisfaisants », fait remarquer ce manager du sport.
Pape Mbar Faye.

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